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Un musée à l’image d’un créateur inoubliable

 

Le musée Yves Saint Laurent a ouvert ses portes le 3 octobre 2017 au 5 avenue Marceau dans un bâtiment historique, la fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.

 

 

La visite commence par une brève vidéo des meilleurs défilés du créateur. Ensuite, quatre mannequins sont exposés, l’un d’eux porte la fameuse pièce phare du styliste avec laquelle il commence à marquer son empreinte lorsqu’il lance sa propre Maison : le Tuxedo. C’est une pièce tout à fait remarquable quand on sait que c’est un costume noir en grain-de-poudre initialement porté par les hommes quand ils allaient fumer leurs cigares, habillé avec une blouse blanche en coton et un foulard noué. Un costume plutôt banal pourrait-on dire mais Yves Saint Laurent le rend iconic en respectant les courbes féminines, il rend ainsi les femmes qui le portent totalement élancées et élégantes.

 

 

Nous découvrons ensuite une autre pièce importante de l’empreinte YSL, c’est le caban des marines. Il féminise cette pièce en y ajoutant des boutons dorés et habille la tenue avec un pantalon à pince. C’est avec cette pièce inspirée du Navy Look qu’Yves Saint-Laurent ouvre son défilé printemps-été en 1962.

 

 

Ce qui est incroyable avec Saint Laurent, c’est qu’il ne lui a pas fallu nécessairement voyager à travers le monde pour trouver ses inspirations, il lui fallait simplement ouvrir un livre. Nous apprenons dans une vidéo qui retrace les moments importants de sa vie qu’Yves Saint Laurent est tombé amoureux du Maroc, la ville ocre était d’ailleurs la seconde maison du couturier français, la source de ses inspirations les plus exotiques.. Le créateur commence par introduire la Saharienne dans sa collection inspirée des uniformes que portaient les missionnaires en Afrique. Pour info, une conférence « Yves Saint Laurent, les exotismes » se tiendra au musée le 4 avril avec Catherine Join-Diéterle. C’est avec ses « voyages imaginaires », qu’Yves Saint Laurent livre, durant toute sa carrière, une vision rêvée d’autres pays , grâce à des connaissances puisées à la fois dans ses lectures et une approche directe des objets d’art. Ainsi, ces « exotismes » permettent de voyager au Maroc, en Afrique subsaharienne, en Russie, en Espagne ou encore en Asie à travers ses créations.

 

 

Après avoir découvert tous ces univers, nous avons le privilège d’accéder au « saint Graal » de la visite : les ateliers du génie. On y voit une étagère pleine de tissus de toutes sortes, des bureaux submergés de croquis, des livres, un mannequin, enfin bref tous les éléments réunis pour faire de cet atelier un endroit intemporel où l’on peut imaginer le couturier français à l’oeuvre.

 

 

Dès sa première collection en 1962, le couturier se démarque en accessoirisant chacune de ses tenues, avec des chapeaux mais également avec des bijoux tous plus grandioses les uns que les autres (un mur entier est consacré à leur exposition). Le styliste mêle ses créations au savoir-faire des artisans des métiers d’art (tisserands, teinturiers, imprimeurs, brodeurs, plumassiers et orfèvres). L’impact de cette collaboration entre le créateur et ces artisans se remarque sur bon nombres de ses créations notamment sur une veste conservée en vitrine : une veste du soir en organza de soie qui provient de la maison Abraham brodée avec des filés métalliques dorés et des fils de soie, de paillettes et de strass venant de la maison Lesage. Cette veste constitue le témoignage de la complicité entre le créateur et le brodeur Lesage, c’est une inspiration de salons en observant un miroir dont YSL s’est servi, d’où son nom « Hommage à ma maison ».

 

 

Tout au long de la visite, on découvre l’univers formidable que nous a offert ce créateur durant toutes ces années, avec des tenues inspirées d’époques différentes et de cultures différentes allant du Moyen-Age, des traditions africaines (avec sa pièce Bambara), jusqu’à la Russie (avec sa collection Opéra-ballets-russes).

 

 

C’est un véritable voyage dans lequel Yves Henri Donat Mathieu-Saint-Laurent nous transporte à travers ce musée, il faut le voir pour le croire.

 

 

Retrouvez un aperçu de l’exposition ci-dessous

 

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